05.28
En ce moment, vous avez pu constater que je faisais beaucoup de photos et que je vous en proposais beaucoup sur le blog. Entre le moment de la prise de vue et celui de la publication sur le web, mes images atterrissent dans iPhoto, un des logiciels de la suite iLife d’Apple. Dans ce Komankonafé? je vous propose de faire un petit tour des fonctions que j’utilise régulièrement.
Lorsque l’on lance le logiciel, voici la page de départ. Au centre, les évènements qui sont des regroupements de photos autour d’un même évènement. Parce qu’il est logique de regrouper des photos prises le même jour. Mais ce n’est pas limité qu’à cela puisque vous pouvez aussi choisir de faire un évènement par import et que ces dossiers sont aisément manipulables (fusion et scission). Dans la colonne de gauche, des accès directs à votre photothèque, aux visages, aux lieux ainsi qu’à divers dossiers mis à jour automatiquement puis vos dossiers d’albums aussi bien classiques qu’intelligents. Et pour finir, une éventuelle fenêtre d’information.
Chaque photo peut être tagguée et notée également. Et comme dans toute ma photothèque, je classe mes images par date croissante. Mais sachez que vous pouvez également choisir d’autres critères comme l’ordre alphabétique ou un classement manuel. La photo qui sert à désigner l’évènement ou photo clé est bien entendu également personnalisable. Le symbole que vous pouvez voir en bas à droite de certaines photos est également un tag. Dans mon cas, il me sert à marquer les photos publiées sur ce blog.
Il y a deux façons d’ajouter des tags à vos photos. La méthode compliquée consiste à double cliquer sur le champ des tags sous la photo. Un champ texte apparaîtra et vous permettra de saisir votre mot-clé, l’auto-complétion étant heureusement présente. La seconde, plus simple et plus rapide pour traiter une série de photo, consiste à faire apparaître la liste des mots-clés grâce au raccourci clavier ⌘K . Et là, vous avez deux choix. Soit appuyer sur une seule touche pour ajouter rapidement un mot clé soit cliquer sur l’un d’eux. Les tags du groupe rapide peuvent être déplacés en un seul clic. Notez aussi que seule une touche peut servir de raccourci. Et en bleu bien sûr, les tags déjà présents sur les photos de votre sélection.
L’avantage majeur de tagguer vos photos, c’est l’utilisation des groupes intelligents. Finie l’époque où vous passier trois plombes à glisser vos photos dans les bons albums en vous demandant toutes les 30 secondes quelles photos vous aviez déjà déplacées et si vous les aviez mises dans les bons dossiers. Là, vous tagguez ce que vous voulez dans votre dernier évènement et la question est immédiatement réglée, tout se remplira tout seul. Le choix est bien sûr plus large que dans mon exemple simple. Et si vous étiez déjà familiers des listes de lecture intelligentes d’iTunes vous ne serez pas dépaysés, le système est parfaitement identique.
Une autre fonction pratique d’iPhoto, ce sont les lieux. Parce que si vous avez comme moi une mémoire de poisson rouge, c’est parfois bien d’avoir un système qui vous regroupe les photos en fonction de l’endroit où elles ont été prises. Evidemment, le must serait d’avoir un système GPS qui enverrait l’information au boîtier au moment de la prise de vue pour qu’il le marque dans l’EXIF du fichier produit. Cela existe mais pour le moment, nous sommes assez peu à en avoir. Alors faites comme moi, ajoutez cette information à la main lorsque vous venez de décharger le contenu de votre carte mémoire. Vous ne serez jamais aussi précis qu’un GPS mais cela suffira pour vous donner une zone générale.
Ici, j’ai par exemple zoomé sur mes dernières photos canadiennes. Si vous passez sur une épingle, vous pourrez faire apparaître l’infobulle associée qui vous enverra d’un clic sur les photos de ce lieu. Un seconde présentation existe pour les lieux mais je trouve la mappemonde beaucoup plus conviviale qu’une bête liste.
Dans les cas où vous serez restés cantonnés dans une zone simple, vous pourrez facilement ajouter cette précision à toutes les photos d’un évènement en éditant ses informations (le petit i en bas à droite qui apparaît comme sur les widgets Dashboard).
Selon moi, l’autre fonction majeure de cette version d’iPhoto, ce sont les visages. Lorsque vous avez importé vos photos, le logiciel se chargera de détecter les personnes présentes et essaiera de les associer à l’une des personnes déjà identifié auparavant. Bien sûr, ce n’est pas parfait puisque les algorithmes seront plus efficaces avec des visages bien droits et pris de face. J’ai aussi l’impression que le profil n’est pas géré pour le moment. Et la reconnaissance automatique ne faisant pas tout, il existe un mode d’édition pour résoudre ces problèmes.
Accessible depuis le bouton Nommer (visible sur la seconde photo du billet), il va vous permettre de préciser les cas indécis, de confirmer les propositions du logiciel et éventuellement de rajouter les visages non détectés. Un de mes plus grands regrets au sujet de cette fonction Visages est qu’iPhoto est capable de lier un visage avec une entrée du Carnet d’adresses de Mac OS X. Mais ce dernier est tout bonnement incapable d’aller chercher la photo clé de la personne pour s’en servir comme photo de fiche. Du coup, il vous faudra parcourir votre photothèque pour ce faire.
Une autre chose à remarquer au sujet de cette fonction, c’est que la première détection des visages risque d’être très très longue. Non seulement il faudra au moins une bonne heure au logiciel pour détecter les visages sur toutes vos photos mais une fois que cela sera fait, il faudra que vous passiez faire les identifications vous mêmes. Et oui, la première fois, tout est plus compliqué… Traiter environ 1500 photos d’IRLs diverses vous prendra au moins une bonne semaine mais le résultat en vaudra largement le coup. Imaginez que vous vouliez ressortir rapidement une photo compromettante d’Aspic qui mange les poux du Mago. En trente secondes, c’est retrouvé sous le visage Aspic. Franchement, ça ne vaut pas quelques heures de votre vie ça?
La dernière fonction que je souhaite vous présenter, ou plutôt le détournement de fonction, est l’impression. Bon, on pourra discuter de l’intérêt d’imprimer soi-même ses photos mais ce n’est pas ce qui m’intéresse. Ce qu’il vous faut savoir, c’est que vous aurez beau nommer vos photos, le logiciel ne renommera pas les fichiers. Maintenant, imaginez que vous partiez au Canada pour trois mois et que régulièrement, vous n’envoyiez pas deux trois photos à la famille restée en France mais absolument toutes vos prises. Comment leur expliquer facilement quel monument ou quel immeuble correspond à tel truc?
C’est facile. Nous allons détourner la planche de contact de sa fonction première. En choisissant de la personnaliser, augmentez le nombre de colonnes afin de diminuer le poids de l’ensemble, affichez au minimum les titres de vos photos et ajoutez les options de votre choix puis, au lieux d’imprimer bêtement, exportez le tout au format PDF. Et voilà, le tour est joué. Vos amis pourront visiter sans que vous leur tapiez un pavé d’explications. Pratique non?
Il y aurait encore un tas de trucs à dire sur iPhoto mais bon, je ne vais pas tout vous faire découvrir non plus. J’ai aussi d’autres choses à faire. En tous cas, à côté de mon ancien et lourd iPhoto ’06, cette version me rend bien des services. Et surtout, elle est notablement plus rapide, ce qui est à souligner parce que la version de 2006 était rapidement devenue un boulet de lenteur.











C’est vraiment bien, iPhoto. Sous linux, il y a un équivalent, qui s’appelle F-Spot, qui permet aussi de tagguer les photos, d’ajouter des lieux, des gens, etc. Mais je ne crois pas qu’il y a une localisation sur une carte ou une détection des visages. Mais c’est tout de même pratique, sans atteindre la classe de l’original.
Mais comme je formate souvent mon pc, je vais pas reclasser à chaque fois tout.
Il suffit de sauvegarde la base de données de ta photothèque et le tour est joué. Pas besoin de le faire à chaque fois.
Pour ce qui est de l’originalité, c’est sûr que ça reste des basiques mais c’est bien souvent sous exploité. Si tu compares ce que contient le logiciel chez Aspic ou chez moi, tu verras qu’il y a beaucoup de différences. Là, je commence enfin à utiliser une bonne part des fonctions du logiciel. C’est surtout maîtriser son outil à fond qui est sympa.
En fait, c’est là que je voulais poster.
C’est malin tiens… :p
Le besoin crée l’outil, mais parfois, l’outil crée le besoin.
Certains diront que c’est inutile, d’autres génial. Comme tu dis, le tout avec ce genre de logiciels, c’est vraiment de les utiliser à fond, sinon, l’intérêt est moindre.
Brayf.