2011
06.26

Un manoir sombre, des sons étranges, des cultes mystérieux, des dieux terribles et des créatures monstrueuses. Bienvenue dans l’univers de Lovecraft. Et si vous saupoudrez le tout de portes, de trésors et d’humour façon rôliste vous obtiendrez Munchkin Cthulhu.

Munchkin Cthulhu.

Munchkin Cthulhu

Ceux qui connaissent déjà Munchkin ne seront pas dépaysé par cette édition du célèbre jeu de Steve Jackson, la base et les deux premières extensions n’apportant que deux nouveautés aux mécanismes du jeu originel : la classe cultiste indéfaussable et les malédictions/démences. Pour tous les autres, laissez moi vous décrire ce qu’est Munchkin.
Vous êtes un aventurier dont les objectifs sont simples : vous voulez absolument devenir un Gros Bill et pour cela tous les moyens sont bons. Le tour de jeu d’un joueur est simple. Vous commencez par ouvrir une porte. Si derrière celle-ci se trouve un monstre, vous devez le combattre pour gagner un niveau et les trésors qu’ils gardent. S’il n’y a pas de monstre, vous pouvez choisir quand même chercher la bagarre à l’un des monstres de votre main ou de piller la pièce. Portes et trésors servent à augmenter votre niveau, améliorer votre équipement pour tuer des monstres encore plus gros ou à jouer de mauvais tours à vos adversaires.

Dé Munchkin Cthulhu.

Dé Munchkin Cthulhu

Munchkin est un jeu simple. Vous avez une classe, un niveau et un équipement qui vous confère des bonus et vous devez ouvrir des portes pour savater des monstres qui gardent des trésors pour gagner des niveaux qui vous serviront à savater des monstres encore plus gros pour gagner encore des niveaux et encore de l’équipement pour savater des monstres encore plus et gagner des trésors, etc. etc. Mais sa force réside non seulement dans l’humour décalé de son univers mais aussi dans le fait que les joueurs sont encouragés à se faire des crasses.
Vous avez promis des trésors à l’un de vos collègues Munchkin contre son aide pour battre Tindalos mais rien ne vous oblige à respecter votre parole. Quoi ? Vous avez un peu triché ? Ce n’est pas grave, personne ne l’a remarqué ! (et c’est indiqué dans les règles) Vous êtes sur le point de gagner votre dernier niveau face au Grand Cthulu ? Ah non non ! Vos adversaires ont décidé que ce n’était pas le bon moment et vous ont pourri. Dommage que vous ayez raté votre fuite et qu’il vous arrive un incident fâcheux, vous voici mort avec deux niveaux en moins. Pas de chance !

Munchkin en terrasse.

Munchkin en terrasse

Donc voilà, même si comme moi vous n’avez toujours pas gagné la moindre partie de Munchkin, vous pouvez prendre plaisir à y jouer. Il faut parfois un peu de temps pour maîtriser toutes les subtilités du jeu mais n’importe qui peut s’y mettre facilement et vous pourrez y jouer n’importe où pour peu qu’il y ait des volontaires.
Deux petits détails en prendre en compte. Malgré le fait que le Munchkin se joue vite et qu’il soit conseillé que les joueurs réfléchissent peu, les parties peuvent tout de même durer une bonne heure. Et surtout, éviter d’y jouer à trop. L’idéal, c’est d’être quatre. Cela évite que trop de monde tape sur une seule et même personne et cela évite que ça discute pendant des heures sur qui choisir comme aide face au gros monstre baveux plein de tentacules ou sur le moment idéal pour jouer votre bonus ultime. D’ailleurs, fuyez autant que possible les parties à 6 ou plus, je n’en ai jamais fini une seule avec autant de joueur.

Au final, Munchkin est un jeu de cartes que je vous recommande chaleureusement au moins pour essayer. Et tout particulièrement dans cette version du Mythe que je trouve bien plus originale que la classique med-fan JDR que beaucoup de monde connaît.

2011
05.17

Il y a un mois tout pile, je vous faisais remarquer que la photographie de concert, ça ne serait pas pour tout de suite. C’était vrai jusqu’à avant-hier en fait. Qu’est-ce qui a changé depuis le mois dernier ? Entre l’achat d’un nouvel objectif bien plus adapté et le fait que cette fois-ci, je ne suis pas arrivé au milieu complètement stressé par le petit mais suffisant retard de mon train, un peu tout je crois. Je vous laisse observer la différence sur cette photo d’un Mr G complètement sous acides.

Solo de guitare.

Solo de guitare (1/40s, f/1.8, 400ISO).

En un mois, il n’y a pas que mon matériel qui a changé, le groupe aussi a beaucoup travaillé. Une demie-heure endiablée et sans temps morts, des musiciens à fond et bien préparés pour le spectacle et qui n’en ont pas perdu une pour faire les fous, un usage des lumières réfléchi, des petites surprises pour le public… Et si l’on oublie ce fichu effet Larsen que l’on a dû aux ingés son du New Morning, MagoYond a plus que mérité sa place en finale du festival Emergenza.

Yondaime à la basse.

Yondaime à la basse (1/25s, f/1.8, 400ISO).

L’ambiance était tellement folle que Yondaime bougeait lui aussi ! C’est pour dire que cette soirée valait vraiment la peine d’être vécue. Dommage que cette fois-ci, c’est après que j’ai dû partir à toute allure pour cause de train à ne rater sous aucun prétexte. J’aurais bien discuté avec les quelques personnes que je n’avais pas eu l’occasion de croiser l’après midi lors de la petite IRL organisée à l’occasion. IRL qui m’a permis de constater qu’en plein jour, un objectif qui ouvre aussi grand que mon 50mm mérite un peu plus de travail sur la gestion des réglages. Ca sera pour la prochaine fois puisque là, j’étais occupé à regarder les gens faire les andouilles. Et ça aussi, il ne fallait le rater sous aucun prétexte.

Public (Demie finale Emergenza, 15 mai 2011).

Public (1/6s, f/1.8, 400ISO).

Parce que oui, MagoYond ce n’est pas qu’un groupe de rock décalé. C’est aussi une belle petite bande de fans zombies qui aiment délirer un peu n’importe comment dans la bonne humeur. Des gens tous gentils qui se ramènent en meute, je peux vous dire que ça fait une sacré différence dans une petite salle. Le groupe d’avant ? Quel groupe d’avant ? Il a simplement fallu que le groupe monte sur les planches pour tous les déchaîner. De vrais fous qui savent se faire entendre je vous dis !
Et s’il faut remettre ça en finale au Bataclan, je vous assure que j’essaierai d’être là parce que même pour moi qui n’aime pas spécialement la foule et les concerts, MagoYond sur scène ça vous fait des week-ends qui roxxent. Et puis c’est tout !

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2011
05.12

Ca y est, j’ai fait mon premier véritable achat de photographe. Ceux qui suivent régulièrement le blog se souviendront que les deux objectifs que je possédais étaient fournis avec mon boîtier lors de son achat. Aujourd’hui pour la première fois, j’ai acheté un objectif seul. Le nouveau venu est un Sony DT 50mm f/1.8 SAM, un grand classique dans la famille des focales fixes quoi.
Pour ceux qui s’intéressent un peu à la technique, il s’agit d’un objectif à motorisation intégrée — mais non ultrasonique — et non stabilisé puisque Sony fait ça dans le boîtier. Autre détail qui a son importance, c’est une monture  spécialement développée pour les capteurs APS-C (équivalent 24×36 75mm donc). Il n’a pas de mode macro mais sa mise au point minimale est de 34 centimètres. Pour ceux qui n’y comprennent rien, c’est un objectif lumineux particulièrement adapté aux portraits, aux reportages et à l’architecture. Et forcément, aux cas où la luminosité vient à manquer et donc spécialement en intérieur même si certains lui préféreront une focale un peu plus courte (35mm).

Ayant fait mon achat en fin d’après-midi et contraint par d’autres obligations en soirée, j’ai tout de même eu le temps de faire quelques photos pour mon petit défi de l’été mais surtout pour tester le 50mm. Je n’ai pas eu l’envie de sortir le trépied et mon 18-75 pour faire des comparaisons donc toutes les photos qui suivront seront à la focale fixe 50mm.

Rose 50mm

1/125 s, f/5.6, 100 ISO.

Feuillage 50mm

1/160 s, f/6.3, 100 ISO.

L’un des avantages de ce genre d’objectif est leur bokeh bien plus agréable et doux qu’avec un zoom d’ouverture plus faible. Ici, en extérieur, cela ne se remarquera pas toujours. Sur un portrait la différence sera par contre systématiquement sensible.

Lac 50mm

1/160 s, f/8.0, 100 ISO.

Par contre, dès que l’on part sur quelque chose d’un peu plus éloigné ou à l’infini, la grande ouverture de cette focale fixe aura une fâcheuse tendance à trop griller les couleurs à mon goût. Manque de maîtrise technique? Possible mais j’ai tout de même le sentiment que sur ce genre de photos, mes zooms s’en sortiront mieux.

Esacape room 50mm

1/10 s, f/2.0, 400 ISO.

C’est en faible luminosité que la différence sera largement sentir. Dans les mêmes conditions — et sans oublier que j’étais en mode automatique — mon pauvre 18-70 m’aurait infligé un temps de pose sans doute plus long et une vitesse ISO probablement doublée. Cela aurait alors été la porte ouverte au flou de bougé et au bruit numérique. Là, il n’y a rien à dire, c’est propre. Même pour quelque chose fait en quatrième vitesse.

En tous cas, ma première impression est bonne et il s’agit d’un achat plus qu’intéressant. La maîtrise reste encore à venir mais comme tout le reste, cela devrait arriver avec le travail. Du coup, il n’est pas improbable que vous voyez de nouvelles prises de vue à mettre l’actif de cet objectif dans les prochains mois.
Quant à ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur l’usage et l’intérêt des focales fixes, j’ai deux petits liens à vous conseiller. Le premier est un petit billet de Raphaël Goetter qui s’interroge sur l’interêt d’une focale fixe et le second est un post sur un forum d’un club photo dont le contenu et les liens vous renseigneront sur les avantages des 50mm.

 

2011
04.20

Il y a presque un an jour pour jour, je partais pour un stage de trois mois au Canada. Si vous suiviez déjà le blog à cette époque, vous avez pu constater que cela avait donné lieu à une quinzaine de billets. C’était pour moi l’occasion de me faire un petit carnet de voyage illustré des photos de mes pérégrinations dans Gatineau, Ottawa et Québec. Ces trois mois avaient donné naissance à environ 1200 photos (3,6 gigaoctets tout de même). Je ne les ai pas toutes publiées bien sûr mais certaines ont donc servi d’illustration à mes billets et d’autres à des petits exercices de style (voir les essais 1, 2 et 3 de mon « tapis volant »).

Ce matin, je repensais à tout ça et je fus soudain frappé d’une illumination. Bon, je n’avais pas trouvé le vaccin contre le cancer mais j’ai eu une bonne idée pour sortir le blog de la léthargie dans laquelle il était plongé depuis de longs mois. Pourquoi ne pas faire à Caen comme je l’avais fait au Canada? Après tout, il doit bien y avoir des trucs à voir par ici quand même et faire sortir un geek de sa tanière ne peut pas être néfaste. Donc mon objectif pour ces trois prochains mois va être d’essayer de faire au moins un billet toutes les deux semaines. Moi, j’y gagnerai une meilleure expérience de la photographie et vous comme moi en profiterons pour découvrir un peu mieux la ville dans laquelle je vis depuis trois ans.

Bref, aucune photo d’archives, des nouveautés régulières et peut être quelques commentaires sur la technique. Et j’espère que je pourrai compter sur vous pour les retours sur tout ça. Marché conclu?