06.26
Un manoir sombre, des sons étranges, des cultes mystérieux, des dieux terribles et des créatures monstrueuses. Bienvenue dans l’univers de Lovecraft. Et si vous saupoudrez le tout de portes, de trésors et d’humour façon rôliste vous obtiendrez Munchkin Cthulhu.
Ceux qui connaissent déjà Munchkin ne seront pas dépaysé par cette édition du célèbre jeu de Steve Jackson, la base et les deux premières extensions n’apportant que deux nouveautés aux mécanismes du jeu originel : la classe cultiste indéfaussable et les malédictions/démences. Pour tous les autres, laissez moi vous décrire ce qu’est Munchkin.
Vous êtes un aventurier dont les objectifs sont simples : vous voulez absolument devenir un Gros Bill et pour cela tous les moyens sont bons. Le tour de jeu d’un joueur est simple. Vous commencez par ouvrir une porte. Si derrière celle-ci se trouve un monstre, vous devez le combattre pour gagner un niveau et les trésors qu’ils gardent. S’il n’y a pas de monstre, vous pouvez choisir quand même chercher la bagarre à l’un des monstres de votre main ou de piller la pièce. Portes et trésors servent à augmenter votre niveau, améliorer votre équipement pour tuer des monstres encore plus gros ou à jouer de mauvais tours à vos adversaires.
Munchkin est un jeu simple. Vous avez une classe, un niveau et un équipement qui vous confère des bonus et vous devez ouvrir des portes pour savater des monstres qui gardent des trésors pour gagner des niveaux qui vous serviront à savater des monstres encore plus gros pour gagner encore des niveaux et encore de l’équipement pour savater des monstres encore plus et gagner des trésors, etc. etc. Mais sa force réside non seulement dans l’humour décalé de son univers mais aussi dans le fait que les joueurs sont encouragés à se faire des crasses.
Vous avez promis des trésors à l’un de vos collègues Munchkin contre son aide pour battre Tindalos mais rien ne vous oblige à respecter votre parole. Quoi ? Vous avez un peu triché ? Ce n’est pas grave, personne ne l’a remarqué ! (et c’est indiqué dans les règles) Vous êtes sur le point de gagner votre dernier niveau face au Grand Cthulu ? Ah non non ! Vos adversaires ont décidé que ce n’était pas le bon moment et vous ont pourri. Dommage que vous ayez raté votre fuite et qu’il vous arrive un incident fâcheux, vous voici mort avec deux niveaux en moins. Pas de chance !
Donc voilà, même si comme moi vous n’avez toujours pas gagné la moindre partie de Munchkin, vous pouvez prendre plaisir à y jouer. Il faut parfois un peu de temps pour maîtriser toutes les subtilités du jeu mais n’importe qui peut s’y mettre facilement et vous pourrez y jouer n’importe où pour peu qu’il y ait des volontaires.
Deux petits détails en prendre en compte. Malgré le fait que le Munchkin se joue vite et qu’il soit conseillé que les joueurs réfléchissent peu, les parties peuvent tout de même durer une bonne heure. Et surtout, éviter d’y jouer à trop. L’idéal, c’est d’être quatre. Cela évite que trop de monde tape sur une seule et même personne et cela évite que ça discute pendant des heures sur qui choisir comme aide face au gros monstre baveux plein de tentacules ou sur le moment idéal pour jouer votre bonus ultime. D’ailleurs, fuyez autant que possible les parties à 6 ou plus, je n’en ai jamais fini une seule avec autant de joueur.
Au final, Munchkin est un jeu de cartes que je vous recommande chaleureusement au moins pour essayer. Et tout particulièrement dans cette version du Mythe que je trouve bien plus originale que la classique med-fan JDR que beaucoup de monde connaît.










